Salsepareille (Smilax), la liane qui purifie depuis les racines de l'Amazonie
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Salsepareille (Smilax), la liane qui purifie depuis les racines de l'Amazonie

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Racine de salsepareille (Smilax), liane amazonienne purifiante

Dans cet article

  • La salsepareille (Smilax) est une liane épineuse d'Amérique centrale et du bassin amazonien, dont on récolte la racine depuis des siècles comme tonique et comme purifiant.
  • Sa racine concentre des saponines stéroïdiennes (sarsasapogénine, smilagénine, parilline) et des flavonoïdes.
  • Dans la tradition d'Amérique centrale et d'Amazonie, elle est réputée « purificatrice » : une plante du nettoyage lent et profond.
  • La recherche a étudié plusieurs espèces de Smilax : activité antioxydante sur la peau, anti-inflammatoire, phytochimie.
  • Chez Jaina, elle fait partie du complexe de racines adaptogènes présent dans deux Objets Rituels : Amazonian Alchemist et Luminous Rose.

Il y a des plantes qui ne poussent jamais droit. La salsepareille en fait partie : une liane qui s'accroche, serpente, grimpe jusqu'à la canopée en s'enroulant autour de tout ce qu'elle trouve. Depuis des siècles, en Amérique centrale et dans le bassin amazonien, sa racine est récoltée comme tonique et comme purifiant.

Qu'est-ce que la salsepareille (Smilax) ?

Salsepareille désigne en réalité plusieurs espèces du genre Smilax, de la famille des Smilacaceae : des lianes ligneuses et épineuses qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de long. Certaines poussent au Mexique et en Amérique centrale (Smilax aristolochiifolia, celle que l'on retrouve dans nos formules), d'autres directement dans le bassin amazonien (Smilax officinalis, Smilax papyracea), historiquement récoltées le long de l'Ucayali et d'autres affluents de l'Amazone, le même fleuve qui borde Pucallpa, là où tout a commencé pour nous.

La racine, longue et filandreuse, brun foncé, concentre des saponines stéroïdiennes (sarsasapogénine, smilagénine, parilline) ainsi que des flavonoïdes.1 Ce sont ces molécules qui lui donnent sa texture mousseuse caractéristique lorsqu'on la fait bouillir, et qui ont longtemps servi à aromatiser et à faire mousser les boissons à base de racines, dont la célèbre « sarsaparilla » américaine.

XVIᵉ s.première exportation vers l'Europe
Smilacaceaefamille de lianes épineuses
Ucayaliaffluent de l'Amazone, près de Pucallpa
PHOTO - Racine de salsepareille (Smilax), gros plan (format 4:3)

La salsepareille dans la tradition amazonienne

Dès le XVIᵉ siècle, les explorateurs européens rapportaient la racine de salsepareille comme un tonique général, pris en décoction. Exportée du Nouveau Monde, elle devint l'une des racines médicinales les plus échangées de son temps, réputée « purificatrice du sang ».

Dans la médecine traditionnelle d'Amérique centrale et du bassin amazonien, la racine est employée depuis des générations comme fortifiant et comme plante purifiante, une catégorie que la pharmacopée traditionnelle associe à tout ce qui soutient les fonctions naturelles d'élimination de l'organisme : la peau, les articulations, le terrain. On la retrouve aussi bien en décoction quotidienne que dans les soins portés aux peaux marquées.

Cette idée d'une purification lente, en profondeur, sans geste spectaculaire, traverse beaucoup de plantes de la pharmacopée amazonienne. Elle résonne avec ce que nous avons appris auprès des soignants shipibos lors de nos premiers voyages à Pucallpa : le vivant ne se soigne pas en surface.

Ce que la recherche étudie chez le Smilax

Précision importante. Les travaux ci-dessous portent sur la plante Smilax et ses extraits, étudiés par la recherche académique. Ils ne concernent pas les Objets Rituels Jaina Paris. Aucune allégation issue de ces études n'est attribuée à nos produits.

Une revue de référence a compilé les usages traditionnels, la phytochimie et les activités pharmacologiques du genre Smilax, confirmant l'importance de ses saponines stéroïdiennes et de ses flavonoïdes.1

En laboratoire, un extrait de salsepareille a protégé des fibroblastes cutanés humains exposés aux UVB, en réduisant le stress oxydatif et en soutenant les enzymes antioxydantes de la cellule.2

Des extraits de Smilax ornata (salsepareille de Jamaïque) ont montré une activité anti-inflammatoire et analgésique dans des modèles animaux, qui vient documenter un usage traditionnel ancien.3

Une étude sur le Smilax purhampuy, une salsepareille amazonienne, a caractérisé le profil phytochimique et l'activité anti-inflammatoire de ses feuilles et de ses rhizomes.4

Ce que Jaina en retient. Cette densité de recherche confirme que la salsepareille est une racine ancienne et étudiée. C'est ce qui nourrit notre respect pour elle, et pour les savoirs d'Amérique centrale et d'Amazonie qui l'ont employée bien avant les laboratoires.

1. « The genus Smilax L. : a comprehensive review of traditional uses, phytochemistry, pharmacological activities and toxicity. » South African Journal of Botany, 2026. ScienceDirect

2. « Antioxidant effects of the sarsaparilla via scavenging of reactive oxygen species and induction of antioxidant enzymes in human dermal fibroblasts. » Toxicology in Vitro, 2014. PubMed

3. Khan, A., et al. « Investigation of the anti-inflammatory and the analgesic effects of the extracts from Smilax ornata Lem. (Jamaican sarsaparilla) plant. » Journal of Ethnopharmacology, 2019. PubMed

4. « Phytochemical profile and anti-inflammatory activity of leaves and rhizomes of Smilax purhampuy Ruiz. » 2019. Voir l'étude

5. Taylor, L. « Sarsaparilla (Smilax officinalis). » The Healing Power of Rainforest Herbs, Rain-Tree Tropical Plant Database, 2025. Rain-Tree

Ces travaux sont référencés sur PubMed, ScienceDirect et les bases d'ethnobotanique tropicale, sous l'entrée Smilax / sarsaparilla.

Présente dans nos Objets Rituels

Baume régénérant

La salsepareille y rejoint le Suma parmi les racines adaptogènes, aux côtés du sang de dragon et du beurre de murumuru.

Sérum éclat du teint

Ici, elle rejoint le Suma, le Croton et l'Immortelle dans le complexe de résines et de racines qui soutient le bakuchiol.

Une liane qui ne pousse jamais droit, qui trouve toujours un chemin là où un arbre ne passerait pas : c'est aussi une belle manière de travailler la peau, en profondeur, sans jamais forcer.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la salsepareille (Smilax) ?

La salsepareille désigne plusieurs espèces de lianes épineuses du genre Smilax, présentes en Amérique centrale et dans le bassin amazonien. On récolte sa racine, riche en saponines stéroïdiennes, employée depuis des siècles comme tonique et comme plante purifiante.

Pourquoi la salsepareille est-elle dite « purifiante » ?

Dans la pharmacopée traditionnelle, « purifiante » désigne une plante qui soutient les fonctions naturelles d'élimination de l'organisme. La salsepareille a été employée en ce sens dès le XVIᵉ siècle, réputée « purificatrice du sang », un usage lié à ses saponines.

La salsepareille est-elle utilisée dans la médecine traditionnelle amazonienne ?

Oui. Dans le bassin amazonien et en Amérique centrale, la racine est employée depuis des générations comme fortifiant et comme plante purifiante, dans l'idée d'un nettoyage lent et profond, notamment pour la peau et les articulations. Ces usages culturels ne constituent pas un conseil médical.

Dans quels Objets Rituels Jaina retrouve-t-on la salsepareille ?

Elle fait partie du complexe de racines adaptogènes présent dans le baume Amazonian Alchemist et le sérum Luminous Rose.

Objets Rituels associés

Cette page présente l'histoire, la botanique et la recherche scientifique consacrées à la salsepareille (Smilax) à titre informatif ; elle ne constitue pas une allégation sur les effets de nos Objets Rituels. Envie d'explorer les autres plantes de nos rituels ? Découvrez notre glossaire d'ingrédients.